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Edition du 08 Juillet 2006

La CFDT Équipement prépare le transfert en 2007
L'assemblée générale de la CFDT Équipement a eu lieu à Saint-Bauzile. C'est près de 70 adhérents qui ont fait le déplacement pour débattre de leur devenir. Au 1er janvier 2007, les 500 salariés de la DDE vont être répartis en quatre services : près de 250 iront au conseil général, 80 à la Direction interdépartementale des routes Massif Central rattaché à Clermont-Ferrand et une trentaine au service d'Investissement routier méditerranéenne rattaché à Marseille. Enfin 110 resteront à la DDE Lozère pour s'occuper d'urbanisme, des risques naturels ou de l'appui aux communes rurales et une petite trentaine, le parc à matériel, devrait aussi être rattaché dans un deuxième temps au Département.

Les syndicalistes ont noté que cette décentralisation ne se réalise pas sans heurts, « le doublement des effectifs du conseil général s'est fait en nivelant par le bas au niveau du temps de travail ce qui a créé un profond mécontentement des agents en place ». Pour les arrivants, les places proposées ne sont pas toujours à la hauteur des espoirs.

Pour des services rattachés à Marseille et Clermont là aussi de nombreuses incertitudes persistent et l'éloignement du centre de décision sera à terme, selon la CFDT, un affaiblissement pour le service public et la cohérence territoriale.

Pour la DDE, la faiblesse des moyens restants réduit considérablement la mobilité interne. Au-delà de ces aspects fonctionnels, c'est les fonctions de nombreux grades qui sont dévalorisées dans cette nouvelle organisation.

La CFDT majoritaire à la DDE, tant dans les bureaux que dans le secteur travaux mais aussi et c'est nouveau au parc à matériel a travaillé d'arrache-pied avec tous les responsables de ces nouveaux services pour que les agents ne soient pas les oubliés de la réforme. Sans bruit mais avec efficacité, lucidité et pragmatisme, elle a fait évoluer les organisations futures favorablement.

Les débats ont permis de définir un fonctionnement efficace après le 1er janvier pour assurer dans chacun de ses nouveaux services un rôle prépondérant au service des agents et coordonner afin d'éviter des dérives et permettre une mobilité interservices.


Edition du 24 Juin 2006 - Midi-Libre
Toute la journée le jeu du chat et de la souris
De très nombreux mouvements syndicaux s'étaient donnés rendez-vous, hier midi, sur l'Esplanade de Marvejols pour un pique-nique citoyen. Ils ont été une petite centaine de militants à avoir fait le déplacement sur les berges de la Colagne. Mais heureusement pour eux, l'ambiance bonne enfant leur a mis du baume au cœur. Et c'est vrai qu'il fallait de la détermination pour rester là, alors que la visite du Premier ministre de Villepin se déroulait bien loin de là, dans la quiétude la plus absolue.

Outre les représentants syndicaux, il est à noter l'absence très remarquée de tous les élus de gauche du département à l'exception de Michel Guiral, le maire de Saint-Sauveur-de-Peyre et de Gérard Mersadier, le maire du Pont-de-Montvert. Pourtant le mot d'ordre de la journée était tout de même la défense du service public, mais sans doute tous ces élus avaient-ils de bonnes raisons pour ne pas être avec les manifestants. « Nous regrettons vraiment de ne voir aucuns élus de gauche à nos côtés, rapportaient les syndicalistes durant le casse-croûte. Cela en dit long sur leurs motivations à défendre certains idéaux. Je me demande comment ils justifieront cette façon de s'opposer », insistaient de nombreux syndicalistes plein d'amertume avant d'entamer un long jeu du chat et de la souris pour tenter d'approcher le " Château fort" de Montrodat autour duquel de très nombreux militaires veillaient au grain.

À 16 h 30 Les derniers manifestants enroulaient leurs banderoles à l'entrée du village de Montrodat sans avoir jamais pu s'approcher du site.

« Tout ceci en dit long sur la crainte du Premier ministre d'affronter les syndicats. Nous n'avons pas la même vision des événements que lui et il refuse le débat public. Ce n'est pas digne d'un grand homme politique, assénaient encore ces manifestants irrités à l'extrême. Nous avons le sentiment d'avoir été menés en bateau. Nous sommes sûrs que les fuites qui annonçaient le ministre à Marvejols n'avaient pour seul but que de nous écarter de son périple. »

Edition du 05 Avril 2006 - Midi-Libre Lozère
Les anti-CPE sont toujours mobilisés

Nombreux et toujours autant déterminés, les salariés, les organisations syndicales, les lycéens, les étudiants, mais aussi les retraités, sont tous ensemble descendus dans la rue, pour pousser un énième coup de gueule contre le Contrat première embauche.

De 2 000 à 3 000 du côté des syndicats, et 1 400 de source policière. Bref, en tout cas, l'appel à la mobilisation a été, hier après-midi, une fois de plus suivi à l'image des fonctionnaires de l'Éducation nationale.

Dans le premier degré, 50 % des professeurs des écoles étaient en grève, 30 % environ dans le second degré. Du côté des personnels Atos, l'Inspection académique a relevé 33 % de grévistes. À noter que les fonctionnaires en grève étaient plus nombreux l'après-midi que le matin. Toujours selon l'Inspection académique, certains salariés de l'administration avaient posé une demie journée de RTT.

Lundi, un ou des enseignants du groupe scolaire de Mende ont informé par une note les parents d'élèves que l'ensemble des professeurs seraient en grève hier. À ce préavis de grève, était jointe « une lettre prenant position contre le CPE et incitant les parents à en faire de même et à manifester », regrette le maire de la Ville, Jean-Jacques Delmas, dans une lettre. « Cela s'appelle du prosélytisme et doit être fermement condamné. » Le premier magistrat a averti l'inspecteur d'académie pour « qu'il rappelle aux enseignants leur obligation et leur droit de réserve. »

Hier après-midi, lors de la manifestation, le cortège a changé d'itinéraire. Après avoir quitté la place du Foirail, les manifestants en ont profité pour s'arrêter devant les locaux du Medef, avant de reprendre leur marche, direction la DDE et la gare, deux symboles de la lutte des syndicats pour le maintien d'un service public de qualité.

Malgré la promulgation de la loi par le chef de l'État, les anti-CPE sont toujours mobilisés. Et bien qu'une date n'ait pas encore été fixée, on peut être sûr que les manifestants battront de nouveau le pavé contre le CPE.

Edition du 29 Mars 2006 – Midi Libre Lozère  

Énorme mobilisation contre le CPE en Lozère

« Depuis les manifs contre les réformes Juppé, en 1995, on n'avait plus vu ça ! » Les responsables syndicaux étaient ravis, hier, de la mobilisation dans les rues de Mende. Et de la journée de grève très suivie (1). 500 manifestants d'après les organisateurs, 1 800 selon la police... Qu'importe, la nouvelle manif anti-CPE est un énorme succès... Comme partout en France.

D'ailleurs, les organisateurs ne s'y sont pas trompés qui, « pour rendre le cortège plus festif », avaient préparé un camion sono. Autant dire qu'avec les cornes de brume, les pétards et les tambours, la manifestation qui s'est attardée plus de deux heures sur les boulevards, n'est pas passée inaperçue. En tête, une grande banderole « la jeunesse dit non au CPE » et des centaines de jeunes, lycéens, apprentis et étudiants... Un car, affrété par les syndicats, était même descendu de Saint-Chély-d'Apcher.

En préambule du défilé, une assemblée générale unitaire s'était tenue. Elle avait permis de réaffirmer la position claire de tous pour le retrait du CPE et le refus de la précarité...

« Je voudrais remercier les salariés pour leur mobilisation, devait déclarer un membre du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Mais, plus largement, nous sommes là contre la loi sur l'égalité des chances. La manif, c'est bien, mais il faudra donner encore de l'ampleur au mouvement. »

Et là, se posait la question du devenir du mouvement, dont personne ne doutait, par avance, du succès. « Nous devons aussi décider de ce qui va se passer demain », avait lancé dès le départ la FSU. « Maintenir l'unité syndicale », pour FO ; « que les syndicats prennent plus de poids dans leur représentativité » pour la FCPE ; « qu'on exige une embauche pour chaque départ en retraite », pour la CGT ; « la poursuite du mouvement mais attention, notre pouvoir d'achat ne permettra pas de poursuivre la grève » pourSud, qui lisait également un communiqué en faveur de leur camarade parisien dans le coma...

Pas de véritable réponse pour la suite concrète du mouvement... Mais bien, vu son ampleur, la volonté ferme de tenir. Et de se méfier des propositions du gouvernement, « véritables pilules empoisonnées ».

« Ça fait 40 ans qu'on ne se bat plus que pour garder nos acquis, pas pour en obtenir d'autres. Il faut tenir », concluait le jeune du MJS.

Seule revendication qui n'a pas été entendue, celle du Vert Daniel Lhuiller, relayée par la LCR, qui proposait d'investir les locaux du Medef (Upil 48). « Ne nous trompons pas de cible. C'est là que sont nos vrais ennemis. »


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